Parfois, quand plus rien ne va, peut être que notre corps et notre tête te disent simplement STOP. Arrête toi et écoute toi. Un nouveau pas vers la pleine conscience à l'écoute de ses besoins et de ses envies.

Le corps et l’esprit : Ces jours où ça ne vas pas

Il m’arrive de vivre des moments où, j’ai l’impression que tout est possible. Je me mets à rêver à demain, à peaufiner des projets. Je me pose sur mon blog, j’ai envie d’écrire, de me lancer de nouveaux défis. Dehors tout me semble beau. Une énergie positive m’envahit. Parfois, j’en viens même à chausser mes baskets, car mon corps à lui aussi besoin de profiter. C’est pour dire que ça va très bien !

 

Le moral dans les chaussettes

Et puis, je ne sais pas pourquoi, il y a ces autres jours où rien ne va plus. Je craque, je n’y crois plus. J’ai peur, je suis fatiguée, je tourne en rond, il n’y a plus de sens à ce que je fais. Je reconnais cette sensation intense que je ne vais pas y arriver, la journée va passer… C’est tout.

J’ai de nouveau vécu une journée comme celle-ci il y a peu. Comme tous les matins, depuis plusieurs mois, je me suis levée tôt afin de pouvoir profiter de ma matinée avant d’aller au travail. Par chance, je devais m’y rendre seulement en début d’après-midi. A 17h00, je serai déjà repartie.

Dés que j’ai posé le pied à terre, j’ai sentie une première difficulté : je voulais me recoucher. Lorsque ça démarre ainsi, je peux te dire que ça sent mauvais ! J’étais crevée, mais je ne voulais pas me laisser de répit. Je pensais au travail que je m’étais promis de faire ce matin-là.

Pourtant, je n’avais pas la fois. Dans ma tête s’était sombre. Un millier de choses me passaient par l’esprit. J’étais devenue une vraie machine à penser. C’était infernal et je ne parvenais plus à arrêter le système.

 

« T’embauches à 13h10 et tu fais pas de grâce mat’ « 

Après avoir fait des pieds et des mains pour forcer mon mental à avancer, j’ai fini par me rendre au travail. Je n’avais vraiment pas envie de bosser. Par chance, ce jour-là, personne ne se bousculait au téléphone et je me retrouvais assise face à une collègue qui a cette faculté à te remonter le moral à « coup de sourires« . Alors qu’elle avait remarqué ma petite mine fatiguée, nous en venons à parler de notre heure du levé. Toute fière, j’annonce la couleur : j’étais debout depuis 6h30, alors que je n’embauchais qu’à 13h10. Sa réponse en a été tout aussi directe : « mais, t’as pas fait de grâce mat’ « .

Non, je le confesse, je m’oblige régulièrement à sortir lit très tôt. Pas que je trouve ça mal de dormir 1 heure où 2 de plus. J’ai seulement l’impression que ma journée va me filer entre les doigts, je ne vais pas avoir le temps d’en profiter.

Et là, ça a raisonné dans ma tête : ai-je vraiment eu la sensation de profiter de ma journée ? Ma collègue avait dormi jusqu’à 9h00. Elle déployait un visage radieux, prête à répondre aux demandes des appelants, tandis que je cherchais à fuir la situation, trop accaparée sur moi-même, à espérer qu’il y ait peu d’appels. J’avais envie de rentrer chez moi.

 

Et si ma morosité était un signal ?

En rentrant à la maison ce soir-là, je me suis fait une raison. J’avais mis de côté les besoins réels de mon corps croyant avec sincérité qu’il fallait que je me lève tôt tous les matins pour être productive et avoir la sensation d’avoir « fait » quelque chose. Au milieu de tout ça, j’avais ignoré la dette de sommeil que j’avais créé suite à un weekend en mode « couche-tard » et « repas copieux » chez des amis.

Je m’accroche à l’illusion que je suis tous les jours du matin et que rien ne me fera faiblir. La fatigue est un signe, notamment de prendre soin de soi. Je me suis volontairement ignorée pour continuer à avoir raison.

Le lendemain matin, j’ai dormi plus longtemps. La règle en me couchant la veille : me lever lorsque je me sentirai reposée. Et devine quoi ? Et bien, j’avais la patate et c’est ce même matin que j’écris cet article. Pour combler le tout, j’avais été plus productive avec deux heures supplémentaires au lit que le jour d’avant.

 

« Lorsque je vois les conséquences formidables qu’ont les petites choses de la vie… Je suis tenté de penser… Que se ne sont pas là de si petites choses »
(Bruce BARTON – écrivain et politicien)

 

Ok, tu vas sûrement me dire : « Lyne, il m’arrive aussi d’être vraiment fatigué certain jour, mais j’arrive à relativiser : ma vie ne s’arrête pas ! ». Un bon point pour toi. Après, ce que j’essaie de t’expliquer, c’est l’importance d’être relié à soi en tout point de vu.

 

La grande conversation du corps et de l’esprit

Avec du recul, je remarque que je vis cette expérience régulièrement. C’est dire que le corps et l’esprit sont véritablement liés. Si tu ne prends pas soin de l’un, soit presque certain que l’autre en paiera le prix à son tour. Puisque certaines thérapies viennent à bout de « maladies du corps« , nous pouvons envisager l’inverse : en ignorant un instant ses besoins vitaux, tels que dormir jusqu’à se sentir pleinement reposé, le mental sera à son tour touché.

Il semble exister une conversation profonde entre le soi et notre corps physique. Lorsque je m’intéresse à la pensée, les émotions, ou encore, aux techniques pour se focaliser sur l’instant présent, j’apprends en même temps à entretenir mon corps. Je développe mon écoute.

L’exercice est périlleux, car il nécessite une attention, surtout dans les moments où je me sens vidée. Il s’agit ici de prendre l’habitude de me détacher du mal-être ambiant pour voir si la cause ne serait pas une envie ou un besoin mis de côté.

Le processus est inconscient. Nous reprenons le pouvoir sur notre vie en conscientisant ces instants. Une fois le détachement fait, nous pouvons accepter l’idée que nous ne sommes pas bien à ce moment-là, mais que ça ne remet nullement en cause notre avenir et nos projets. Voir même, la totalité de notre journée.

 

A l’écoute de ses envies et besoins

Même si cette journée a été « un peu » compliquée, elle a été l’expérience nécessaire à cette réflexion. Voilà une énigme de moins à résoudre et peut être que cela me permettra de changer mon positionnement les jours où je me sens mal.

Je conçois que ce ne soit pas la solution à tous les maux du corps et de l’esprit, mais elle a été ma réponse. Accepter ma vulnérabilité et que cette croyance du « sois matinale et réalise toi » pouvait avoir ses limites. J’ai, d’une certaine manière, élargi ma vision.

 

« Le commencement de bien-vivre c’est de bien écouter » (Plutarque – Philosophe)

 

Lorsque tu commences à prendre du temps pour te concentrer un peu plus tes envies et tes besoins, ton corps et ton esprit semblent rentrer par eux même dans une danse du bien-être. Il reste nécessaire de se détacher des croyances qui te font le plus souffrir tout ça parce qu’un jour « il a été décidé que cela fonctionnait ainsi« . Il arrive qu’une idée te serve. Néanmoins, le jour où tu ressens qu’il n’y a plus d’harmonie, alors peut-être qu’il est temps d’être honnête avec toi même et de prendre des décisions qui répondent à qui tu es sur l’instant.

 

Faut-il écouter toutes ses envies et répondre à tous ses besoins ?

Je m’étais fait cette réflexion il y a quelque temps. Écouter mes envies ne m’amènerait-il pas à procrastiner beaucoup plus ? Subvenir à tous mes besoins ne me ferait-il pas perdre plus de temps ?

En regardant de plus prêt mon quotidien, il semble que le respect de mes envies et de mon rythme biologique soit plus sain et plus productif. Les envies semblent nous attirer vers ce qui nous correspond le mieux.

Ce qui à mon sens nous rapproche de la procrastination sont la peur de se lancer ou encore « la flemme« . C’est tellement plus simple de rester dans ce que l’on connaît. Cependant, les conséquences peuvent être néfastes et se propager en mal-être ambiant : culpabilité, déprime, perte d’énergie… Il m’arrive régulièrement de prendre des décisions plus par habitude que par envie tout simplement par ce que je connais déjà les résultats de l’habitude. Répondre à l’envie m’engage à réfléchir à de nouvelles solutions pour la réaliser et nécessite donc de l’effort.

Tu vas sûrement me dire : « mais en quoi rester au lit pour se reposer nécessite de l’effort ?« . Et bien, tout simplement par ce que cela bouscule une habitude, une croyance bien ancrée. Derrière le fait de rester au lit pour répondre à mon besoin de repos, il y a la peur de ne pas avoir le temps de faire ce que je veux. Au final, mon corps connaît ses besoins.

Alors, ces jours où tu ne vas pas bien, que c’est le néant alors qu’hier tout rayonné, ne t’en fait pas. Ton corps et ta tête tentent simplement de t’envoyer un message. Accepte cette journée OFF où tu n’es pas au meilleur de toi-même. C’est le meilleur moment pour s’écouter, car c’est à cet instant que tu vas en apprendre le plus sur toi.

 

Comment vis-tu tes baisses de morale ?

Quelles sont tes solutions ?

 

Crédit photo : PIXABAY

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