Notre parcours de vie nous amène parfois à nous poser des questions, à nous remettre en question. Le premier pas face à nos doutes, nos peurs et nos croyances et de prendre la décision de s'écouter de nouveau et être honnête avec soi. Reprendre sa place d'acteur dans sa vie et oser un autre chemin. Oser réver de nouveau sans se limiter.

C’est quoi mon rêve ?

Peut-être que toi aussi tu te  poses actuellement ces questions existentielles : qu’est-ce que je fais sur terre ? Qu’ai-je à accomplir ? Quel est mon rêve ? Et lorsque tu décides de te poser pour y répondre sincèrement, ton esprit tente de fuir désespérément la vérité. En effet, ça peut être douloureux car tu es alors obligé de voir ta vie telle qu’elle est aujourd’hui, de te rendre compte du temps qui passe et que, même si ton quotidien est confortable, il manque ce petit quelque chose…

 

Moi, je n’ai plus de rêves …

Alors que j’étais au chômage, je passais énormément de temps à lire des articles de blogueurs qui m’inspiraient, à regarder des émissions télé et des vidéos sur Youtube mettant en valeur des personnalités hors du commun. Les expériences que vivaient ces personnes m’intriguaient. J’étais envieuse de tous leurs projets et leurs accomplissements alors que moi j’étais là, à tenter de trouver une occupation qui pourrait me faire sentir utile et accomplie. Et puis, je me suis posée  cette question :

 » c’est quoi mon rêve ? « 

Et là  Patatra  ! Rien ! Nada ! Que Dale ! Je tentais de chercher dans mon cerveau l’expérience qui me ferait vibrer. Mais sans vous mentir, c’était le néant.

Des rêves, j’en ai eu étant enfant, adolescente ainsi qu’au début de ma vie d’adulte. Et toi aussi, j’en suis persuadée. Ces derniers évoluent comme nous grandissons. Très souvent, nous les mettons de côté car nous croyons qu’ils ne peuvent être associés à nos priorités du moment: faire des études, trouver un emploi, se faire de l’argent… Nos croyances se gardent bien de nous remettre sur le droit chemin si un tant soit peu nous tentions de vociférer à nos « rêveries ».

Sans trop savoir pourquoi, me poser cette question a réveillé des sensations en moi.  J’ai en quelque sorte ouvert les yeux. Je me sentais vraiment mal dans mon corps. Mon cœur et mon esprit étaient eux aussi atteint de ce mal qui ne passerait pas à coup de Dolip ou autres cachets à la mode. J’étais devenue un de ces malades imaginaires pour le reste du monde, qui déprime et angoisse pour son avenir. J’ai senti au plus profond de moi que rien n’était comme je l’aurais voulu. La petite flamme qui me donnait envie de gravir des montagnes avait disparu. Au début, j’ai mis tout cela de côté. Ce n’était pas rationnel et m’écouter ainsi ne faisait pas partie des habitudes socialement acceptables. Mais le jour où je me suis décidée à vraiment me pencher sur la question, là, je l’ai bien sentie ce vide dans ma poitrine.

Alors, j’avais deux possibilités : continuer à agir en fuyant, en inhibant et en cachant mes émotions profondes ou répondre à mes ressenties en reprenant une place « d’actrice de ma vie »

 

Fuite, inhibition et partie de cache-cache

Notre esprit connaît très bien ce fonctionnement que j’assimile à « la facilité ». Il est bien entendu plus facile de se voiler la face et de continuer son chemin comme si rien ne se passait au fond de soi. Nous ne sommes pas toujours prêts à faire cette « prospection interne ». Mais rassure-toi, nous ne le sommes jamais tant que l’on ne s’est pas lancé. Pas la peine d’attendre que quelqu’un ou quelque chose vienne te prendre par la main. Toi seul peux prendre la décision de passer à l’action.

 » Le meilleur moment pour planter un arbre, c’était il y a 20 ans.
le deuxième meilleur moment, c’est maintenant. »
(proverbe Chinois)

De manière générale, il existe une multitude de manières de mettre ses émotions de côté. Le divertissement excessif en est un. Comme par exemple la télévision. Je ne dis pas ici que regarder une émission télé, un film… est mauvais. Seulement, la surconsommation de programmes nous fait passer à côté d’un milliard de choses et surtout de soi. Combien de fois m’est-il arrivé de passer mes journées devant des programmes sans importance, à regarder des choses qui m’ennuyaient au plus au point. Je repoussais le moment ultime où il aurait fallu qu’enfin je mette les choses au clair avec moi-même. Le soir arrivé, j’étais envahie d’une grande culpabilité : celle de ne rien avoir accompli. J’ai d’ailleurs souffert d’angoisses nocturnes pendant plusieurs mois. Je me posais énormément de questions sur mon avenir professionnel, ma vie personnelle. Je ne voyais plus d’issus.

On peut s’oublier et fuir ses émotions par l’excès de divertissement, mais aussi de nourriture, de travail, de sommeil…  Généralement, ces solutions finissent par ne plus suffire. Tôt ou tard, nous devons trouver un autre subterfuge. S’il y a une chose que j’ai comprise, c’est que le monde intérieur reprend toujours sa place, ce n’est qu’une question de temps. Et bien des maux ne sont que le résultat d’émotions que l’on a planqué là, quelque part dans notre esprit.

 

Redevenir acteur de sa vie : le temps du questionnement

Maintenant, il y a aussi la décision de redevenir responsable et de faire le point sur soi et sa vie.

Me retrouver sans emploi m’a ouvert ce temps au questionnement que je fuyais depuis longtemps. Avant, je ne me préoccupais pas réellement de savoir si ce que je faisais avait vraiment un sens. Je me levais tôt pour aller travailler, le soir je rentrais et préparais le repas.  Puis je m’installais une heure ou deux devant la télévision avant de retourner me coucher.

Je dois avouer que le déclencheur à cette recherche de sens a été ma dernière expérience professionnelle qui a précédé cette période sans travail. Un mois dans un emploi qui a fini par manger ce qu’il me restait d’amour propre. J’ai vécu mon retour à ma situation de chômeuse avec soulagement. Lorsque j’ai décidé de me recentrer sur moi, je me suis rendu compte que ma confiance en moi et mes rêves avaient fait leurs valises et avaient fui. Il me fallait à présent les retrouver.

Je tiens à t’expliquer ici que ce n’est pas seulement le fait d’une seule expérience qui m’a fait perdre tout cela. J’ai pu me rendre compte à quel point j’avais laissé ma vie m’échapper au fur et à mesure des années. J’avais amoindri ma propre sécurité et je suis devenue une sorte de proie facile pour tout ce qui m’entourait : je laissais l’environnement extérieur dicter ma vie pensant ne pas avoir d’impact véritable sur mes expériences quotidiennes.

Je ne te cache pas que débuter une prospection interne en quête de ses envies profondes n’est pas de tout repos. Je vis encore de grands bouleversements émotionnels. J’ai parfois la sensation que tout mon monde s’écroule. Ça peut durer des jours. Puis, je reprends vie. À force de se sonder, on finit par découvrir des choses sur nous, à rouvrir certaines plaies et il faut que cela prenne le temps de cicatriser.  J’ai toujours fini par trouver un sens à ces moments douloureux.

Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à moi, c’est la question de mes rêves qui a pris la plus grande place. Comment débuter quelque chose quand on ne sait pas réellement pourquoi on le fait ?  J’avais cette sensation de vide complet dans mon cœur, je ne connaissais plus mes désirs profonds. Je me suis sentie vraiment perdue et dans l’incompréhension totale.  Je devais trouver ce qui pourrait m’animer.

« Alors, comment retrouver ses rêves ou en créer de nouveaux ? »

 

La recherche de ses intentions profondes

J’ai souvent eu envie de me greffer sur les rêves de quelqu’un d’autre. J’étais en totale admiration devant ses accomplissements.

Cependant, je n’avais pas compris que leur statut n’était que le moyen utilisé pour réaliser leurs rêves.

Tu peux décider de devenir ce blogueur qui fait le tour du monde, mais il est avant tout important de savoir quel sens tu vas donner à cet accomplissement, quelles sont tes intentions profondes. En reprenant cet exemple, deux blogueurs voyageurs peuvent vivre les mêmes expériences mais l’intention qui les anime les différencie.

Le jour où j’ai décidé de créer mon blog je n’avais pas conscience que l’importance ne résidait pas dans l’outil, mais plutôt dans l’intention que je voulais apporter. À cet instant-là, ma motivation était plutôt tournée sur l’esthétique du blog. J’avais bien  une idée des sujets que je souhaitais aborder. Ce n’était cependant pas suffisant pour me lancer réellement dans l’aventure. Résultat, une fois mon nom de domaine acheté, quelques cours pris sur internet, j’ai tout lâché pendant 6 mois.

C’est bien plus tard que j’ai pu faire le bilan et trouver la raison à tous mes projets jamais débutés : ils n’étaient liés qu’à un processus. J’ai ainsi compris que le blog n’était qu’un outil pour me permettre de transmettre quelque chose de plus grand. J’ai dû alors faire l’effort de me concentrer sur ce que je souhaitais accomplir, ce qui me ferait vraiment vibrer.

Lorsque tu parviens à visualiser intimement ce que tu souhaites cela te ramène à une certaine clarté. Derrière nos rêves se cache quelque chose de bien plus important. Que ce soit le rêve de sauter en parachute ou d’ouvrir un restaurant, ces derniers restent la manière d’exprimer quelque chose de plus grand en nous.

Un jour, le  bénévole d’une association qui m’accompagnait dans mes démarches de recherche d’emploi m’a enseigné  qu’au cours de sa carrière, il avait vu bien des personnes tomber plus bas que terre. Elles s’accrochaient bien trop à une idée qui ressemblait à l’accomplissement d’un rêve. En réalité, elles s’agrippaient à un processus et s’écartaient alors de toutes autres opportunités qui leur auraient permis d’accéder à un haut niveau de réalisation. A l’inverse, il m’est arrivé d’entendre des personnes dire qu’elles vivent un rêve alors qu’elles n’avaient jamais envisagé de se réaliser de cette manière. D’autres, arriver à ce qu’elles souhaitaient au plus profond d’elles-mêmes, mais pas du tout de la manière dont elles l’avaient pensé. Pourquoi ? Et bien parce qu’elles ont su laisser le processus de côté  pour se concentrer essentiellement sur ce qui correspondait à leurs aspirations intérieures.

Tu l’auras donc compris, une fois que tu sauras ce qui t’anime, tu pourras user de toute une panoplie de possibilités pour exprimer tes intentions. Il n’y a qu’à choisir !

 

Alors Lyne, qu’est-ce qui t’anime ?

Eh bien, je le découvre peu à peu. Je débloque avec douceur certaines de mes croyances qui m’empêchent d’avoir confiance en moi et mes possibilités. Je crois sincèrement que j’ai franchi une première étape car, sans ça, tu ne me lirais pas aujourd’hui. Il me reste encore à faire le point sur mes intentions profondes, mais surtout me détacher de cette habitude de « processus ». J’ai toujours appris à envisager l’avenir d’une certaine manière sans penser que le chemin emprunté pouvait être totalement différent de ce que je pouvais imaginer. Aujourd’hui j’ai décidé de m’autoriser à rêver et à faire ce que j’ai envie, peu importe que cela paraissent trop grand ou irréalisable pour certain. Le besoin de me respecter et de me pousser dans de nouveaux défis est devenu essentiel.

C’est une grande remise en question pour moi mais je peux t’assurer que c’est la meilleure des décisions que j’ai pu prendre en cette nouvelle année de vie qui s’offrait à moi.

« Tes rêves te demandent de risquer, de délaisser le confort, d’exister dans le monde, d’être différent, de déranger et de croire en toi » (M-C Turgeon)

Au delà de connaitre « mon rêve », j’ai compris que le plus important était d’apprendre à se laisser porter. De vivre intensément et voguer au grès de ses intentions profondes.  Au final pourquoi se focaliser sur un rêve quand on a compris qu’il n’y avait pas de limites ?

 

Et toi, c’est quoi ton histoire ? Tes rêves ? Ce qui t’anime ?

 

 

2 Comments

  • Reply Hermine - Kit de survie pour nounou 16 mars 2017 at 22 h 15 min

    Bonjour Lyne,
    Un magnifique post à cœur ouvert. Ravis de voir que certains arrivent à reprendre de zéro et vivre leurs rêves.
    Une jolie plume et un jolie blog.
    Je te souhaite tout plein de bonnes choses.

    • Reply Lyne 21 mars 2017 at 12 h 36 min

      Merci beaucoup Hermine !
      Je suis ravie de ton retour pour ce premier essaie pour moi. L’importance n’est pas à mon sens de repartir à zéro mais de se servir de nos expériences passées et enfin réaliser que la seule limite à nos rêves est celle que l’on s’impose ;). Apprendre à ne plus douter de soi et comprendre que tout ce que l’on a vécu avant avait son importance pour l’ici et maintenant est un chemin.
      Je te souhaite pleins de bonnes choses à toi aussi !! (j’aime d’ailleurs beaucoup l’idée de ton blog)

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