2018 dans ma garde-robe

En début d’année, j’avais abordé la question de mon dressing et mon envie de plus de minimaliste et d’achats réfléchis pour composer ma garde-robe. Après 9 mois d’actions raisonnées, de réflexion et d’allègement, je peux dire que les efforts ont payé et que la satisfaction est là. Satisfaction de vivre avec moins, sans effort. De faire aussi des économies, mais surtout d’avoir posé mes choix. Une sorte de positionnement politique ou de militantisme pour une consommation raisonnée. Il y a d’ailleurs une phrase de COLUCHE qui me plaît bien et qui reflète un peu cette idée :

« Il suffirait que les gens n’achètent pas pour que ça se vende pas »

 

Moins de vêtements, plus de choix

Bizarrement, en divisant par 3 ma garde-robe, le choix pour m’habiller a été facilité. Je perds bien moins de temps à me trouver une tenue. J’aime l’ensemble de mes habits, je les connais tous et je sais les composer. Me préparer le matin et d’une facilité étonnante. Je n’ai pas la sensation de manquer, je me suis même rendue compte que je pouvais vraiment varier. A aujourd’hui, j’envisage d’ajouter quelques pièces pour me permettre de changer un peu plus mes tenus tel qu’un pantalon noir et un nouveau jean. Le terme « choix » me semble être une constante plus de l’ordre du psychologique que de la nécessité. Pas besoin de 10 pantalons, 15 paires de chaussures et 50 pulls pour être bien dans sa vie. Et griller sa carte de crédit sur un coup de tête ne résout vraiment rien (hormis, peut-être, repousser le problème à demain).

 

Du second main automatique

2018 aura été un nouveau pas dans la composition de ma garde-robe. Je me suis certes débarrassée de vêtements que je ne portais plus ou quasiment jamais, mais j’ai surtout appris à acheter différemment. Porter le vêtement de quelqu’un d’autre me rebutait un peu, surtout lorsque je n’avais pas la possibilité d’essayer. Peu à peu, j’ai appris à faire confiance. J’ai dégoté une paire de chaussures d’été, renouvelé des derbies que j’avais adoré, mais abîmé, tombée en amour sur une robe longue, acheté un gilet à une collègue de travail… Cela prend plus de temps, mais permet aussi de voir si on souhaite vraiment une pièce ou si on se lasse déjà de la voir en photo sur internet au bout de quelques jours ou semaines. Vinted est devenu mon grand magasin, le lieu où je me rends en priorité si j’ai effectivement besoin de me rhabiller. Et si vraiment, je ne trouve pas mon bonheur, je m’oriente vers du neuf.

 

Made in France avant tout

Après avoir regardé le documentaire netflix « The true cost », j’ai pris la décision de ne plus fermer les yeux sur mes achats et d’être beaucoup plus consciencieuse dans mes choix de marques. La fabrication française a été l’une de mes solutions : partir sur des petites entreprises locales et des créateurs indépendants. Un mode de consommation bien plus éthiques. Les coûts sont bien plus élevés, mais en ayant conscience des charges de fabrication et le fait que ces personnes doivent se payer, on peu inverser la tendance et se rendre compte que tout ça est bien raisonnable. Pour ceux que j’ai testé, les produits sont réellement de qualité (matières, finitions), originaux, si ce n’est quasi uniques. Les sites des créateurs sont transparents concernant la provenance des matières, les lieux de création et les personnes qui fabriquent. Par contre, il ne faut pas confondre ici le Made in France et l’écologie même si un vêtement issu de France aura bien moins d’impact sur l’environnement qu’un Made in China rien que pour le transport. Il faut reconnaître qu’acheter un produit français n’est pas forcément signe d’achat vert : matière naturelle, biodégradable, sans produit toxique… L’acte est selon moi orienté vers une économie plus locale.

 

Un peu de green

Là ou je commence aussi à faire attention, se sont aux matières utilisées ainsi qu’aux procédés de fabrication. De plus en plus de boutiques proposent des alternatives pour que la consommation soit raisonnée de A à Z. Mon premier achat (en plus d’être français) présentait une fabrication à base de plastiques recyclés Ecotex et donnait ainsi une nouvelle vie aux bouteilles en plastique. D’autres se lancent dans le cuir végétal ou encore de matières naturelles et respectueuses de l’environnement et de la santé : le lin, le chanvre, le coton bio… Concernant ma garde-robe, j’ai aussi sauté le pas avec mes chaussons ainsi que deux pulls. Mais là encore, les coûts sont importants, même plus, dans certains cas, que le juste « made in France ».

 

Libérée de la mode

Être plus minimaliste dans ma penderie m’a amené à moins consommer (ça vous l’aurez compris). Du coup, je ne zieute plus les magasins en ville, je ne suis plus de mode particulière. Je n’ai d’ailleurs acheté dans aucune chaîne de vêtements cette année. Je m’inspire sur les réseaux sociaux sans que cela ne devienne une obligation absolue de me procurer tel ou tel vêtement. J’ai trouvé un certain style qui réside dans le confort avant tout. J’ose mettre des tenues différentes de ce qui se fait dans mon réseau (travail, amis…) sans me poser de questions. Mes vêtements me procurent un réel ravissement. Beaucoup commencent à avoir leur petite histoire de part leur lieu de découverte voir de création s’ils sont neufs. Je les entretiens différemment notamment lorsque j’ai économisé pour me l’acheter ou que je l’ai voulu pendant longtemps. Et surtout, je me suis libérée des beaux vêtements qui ne m’allaient plus ou que je ne mettais plus, me débarrassant au passage des prétextes qui me faisaient les garder. Je possède moins, mais je dispose de mieux.

 

Et vous, comment est votre penderie ? Avez-vous changé votre consommation ?  Comptez-vous le faire ?

 

1 Comment

  • Reply Charlene Raymond 24 janvier 2019 at 12 h 46 min

    MDR pour moi sa reste compliquer car j’ai un gros travail a faire sur moi meme donc au final chaque chose en son temps 😉 bravo a toi :*

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