Pour bien démarrer cette nouvelle saison printanière, je suis passée en mode "désencombrement" de mon logement. Certes, je me suis allégée mais j'ai surtout compris qu'il fallait que je passe a l'action pour changer mon modèle de consommation encore bien trop excessif et impactant pour moi et ma planète.

Désencombrement : visage de ma surconsommation

Après avoir passé quelques jours à visiter Lyon début mars, le retour à mon domicile a été assez difficile. J’avais besoin de remettre de l’ordre dans mon intérieur avant de m’aventurer dans cette belle saison qu’est le printemps. Du coup, je me suis attelée au désencombrement de ma maison. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas connu cette énergie du renouveau, cette envie d’astiquer et de ranger. Au fur et à mesure de mon avancée, j’ai pris conscience de l’accumulation et de l’inutile qui encombraient mon logement. Mais surtout de cet engrenage de surconsommation qui m’avait touché.

 

Le superflu

Voilà un mot qui a beaucoup de sens pour moi ces derniers jours. Plus que nettoyer, j’ai commencé à désencombrer histoire de faire de la place dans mes placards. Je me suis appliquée à organiser en plusieurs « tas » les directions à donner à mes objets et textiles : EMMAUS, VINTED, Le Bon Coin, à recycler, à jeter… Chaque fois que je rentrais dans une pièce, il y en avait toujours plus : ce cadeau jamais utilisé, cette fringue gardée « au cas où », ces objets en doubles… J’enlevais et je m’allégeais un peu plus… Ma poubelle commençait à se remplir de détritus inutilisés : produits périmés, perdus au fond d’un placard, médicaments, emballages, morceaux de papier, de plastiques…

 

Pourquoi tant de choses dans ma maison ?

Plus j’en retiré, plus je prenais conscience de l’absurdité de la situation. C’était un peu comme se goinfrer de nourriture alors que je n’avais même pas faim. Ma maison été blindée de choses dont nous n’avions pas besoin. Nous les possédions seulement par ce que nous avions la possibilité de les avoir, par peur de manquer ou encore par ce que nous ne savions pas dire non. Ce ridicule qu’est la consommation à excès. Que dire des conséquences visibles à ce moment-là : une chambre d’amis complètement submergée, une poubelle surchargée et tout le travail à accomplir derrière pour me débarrasser de ces affaires.

 

Une consommation vide de sens

Et puis, j’ai repensé à cette phrase que nous entendons tous régulièrement : « Redonner du pouvoir d’achat pour relancer la consommation ». Au final, quelle hérésie! Tout ça pour finir dans une poubelle ? Une déchetterie ? Pour se lasser par ce que ce n’est plus à la mode ? Outre les résultats individuels de ce ménage printanier, j’ai compris que ma consommation avait bien d’autres impacts non-visibles : production non-éthique, pollution, conséquences humaines, maladies, épuisement des ressources, exploitation, dérèglement climatique, déforestation… Mince alors : je participais à tout ça juste un achetant ce jean dans une grande chaîne de magasins ou encore en consommant ces biscuits suremballés.

 

« © [KYRNOS] / Pixabay»

Donner du sens à ma consommation m’a percuté en pleine face. Voilà quelques années que je sème les graines d’une vie plus responsable en optant pour des produits réutilisables plutôt que jetables (cup, tissu en coton pour me démaquiller…) ou encore en favorisant les productions locales et le vrac… Néanmoins, j’ai compris que je n’étais qu’au début de mon parcours. Ces derniers jours m’ont ouverts  les yeux sur le sens du mot « responsable » et les enjeux d’une vie plus minimaliste.

 

Aller vers l’essentiel et consommer mieux

Minimalisme. Un mot que je connaissais depuis quelques mois grâce à la chaine Youtube et le blog de Josée-Anne SC. Ce désencombrement m’a poussé à m’intéresser un peu plus à cette notion et à tout ce qui l’entoure. Vivre avec moins, mais mieux, se simplifier la vie, être dans une démarche écologique, responsable et se rapprocher de soi. Et puis, j’ai reçu ma claque en regardant le reportage sur Netflix « Minimalism : a documentary about the important things » (que je vous conseille vivement d’aller regarder). Loin d’envisager un désencombrement à l’extrême. Juste me débarrasser du superflu, de l’excès avec mes connaissances et limites actuelles afin de faire place à l’essentiel. Devenir plus sélectives avec ce que je fais entrer dans ma vie, évoluer vers l’utile, le nécessaire et le plus respectueux de l’homme et de l’environnement.
Voila une consommation qui a du sens !

 

Avez-vous conscience de votre impact sur le monde lorsque vous consommez ? Comment participez-vous à un monde meilleur ?

Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous invite à découvrir mon premier article sur ma prise de conscience écolo !

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