Que se soit pour la santé, l'économie ou encore la planète, toutes les raisons sont bonnes pour privilégier la proximité lorsqu'il s'agit de la nourriture.

Pourquoi devrions-nous manger plus souvent local ?

Se nourrir en occident est tellement facile aujourd’hui. Nous trouvons des espaces pour s’alimenter à tout-va, à toutes heures et en toutes saisons. Plus besoin de se triturer les neurones pour savoir ce que nous allons manger ce soir, les plats sont déjà « préparés ». Plus besoin d’attendre l’été pour manger des tomates : le « sous-serre » et l’importation ont réglé le problème.

Variété de produits et de provenances toute l’année !

Pourtant, derrière cette consommation, se cache quelque chose de plus dramatique pour notre santé, notre économie et notre planète. Voilà différentes raisons, qui j’espère, vous donnerons envie de pousser la porte de vos producteurs locaux.

 

Le local, c’est bon pour la santé

Le constat concernant la santé des occidentaux est consternant : obésité, diabète, problèmes cardio-vasculaires… Car, il faut bien se l’avouer, depuis l’accès au supermarché, notre alimentation, surtout lorsqu’elle est transformée, c’est appauvrie. Remplie de sel, de sucre ou encore d’additifs dont les noms sont plus étranges les uns que les autres, notre manière de manger a subi des modifications qui coûtent chère au contribuable. Vous avez sûrement dû constater par vous-même que tomber malade est loin d’être économique pour nos portes monnaies.

 

  • Des aliments plus nutritifs et beaucoup moins de pesticides

Manger local, c’est manger des produits de saison qui ont pris le temps de pousser convenablement dans des terres peu, voir non traitées. Il y a le BIO à petite échelle qui peut vous garantir des techniques de production plus saines et responsables : absence de pesticides, engrais naturels… Gardez cependant en tête que beaucoup de producteurs n’ont pas besoin de ce label pour vous fournir des denrées dignes de ce nom. De plus en plus de productions alternatives voient le jour, comme la permaculture, offrant des produits favorables à notre santé. Si ces aliments sont plus nutritifs, alors vous avez plus de chances d’apporter à votre corps ce dont il a besoin pour bien fonctionner. Contrairement aux produits transformés qui ne font que nous amener du plaisir gustatif (si on peut appeler ça ainsi) en oubliant bien sûr, le traitement qu’ils ont subi en amont.

 

  • Plus de transparence : Savoir ce que l’on mange et comment cela est fabriqué

Aujourd’hui,  nous connaissons rarement l’histoire des aliments que nous consommons.

Où pousse la pomme de terre qui constitue cette chips ? Quels traitements a-t-elle subi ?

Ce défaut de traçabilité et le manque de transparence des entreprises agroalimentaires devraient nous amener à nous questionner sur leur fabrication à la source. En privilégiant la proximité, les chances de se tromper sont plus minces. Les terrains agricoles sont de plus petites tailles éliminant l’optique d’une production intensive, gourmande en eau et en pesticides. Les légumes et autres mets viennent, par exemple, de cette commune que nous connaissons. Échanger avec l’agriculteur qui a produit un aliment devient possible. Cela nous donne le choix de sélectionner des produits de qualité, sans ignorer la provenance et les usages de fabrication. Nous avons ainsi conscience de consommer des aliments meilleurs pour notre santé.

 

  • Une variété d’aliments

Et oui, même en préférant le local, on peut manger varié. Être « locavore »,  c’est le plaisir de découvrir de nouveaux produits ou devrais-je dire , redécouvrir des variétés anciennes. Le secteur de l’agro-alimentaire prône depuis longtemps la monoculture intensive ce qui a eu pour effet de standardiser l’alimentation à des variétés uniques : un type de carotte, un type de choux… Dans la consommation locale, le choix n’est plus dans la marque du fabricant lorsque vous vous promenez dans les rayons du supermarché, mais plutôt dans l’aliment en lui-même.

 

Une économie localisée

En tant que consommateur, nous avons notre part de responsabilité dans ce qui est produit puis mis à disposition part les grandes surfaces. Notre argent sert à financer des multinationales qui ne partagent pas forcément nos valeurs. Derrière certaines marques se cachent souvent de grands groupes dont les pratiques de production laisse à désirer : pollution, déforestation, utilisation de pesticides, exploitation des populations… Parfois même, nous pensons bien investir notre argent et nous découvrons plus tard que nous avons été lésés, trompés.

 

  • Limiter les intermédiaires : un gain direct pour les producteurs locaux

En consommant local, les lieux de production sont connus ainsi que les producteurs. Ces derniers sont à coup sûr les premiers payés contrairement à la grande distribution où le pourcentage réservé aux locaux ne leur permet généralement pas de faire de bénéfices. Manger local, c’est redonner du sens à son argent.

 

  • Être autonome et ne plus dépendre essentiellement de l’extérieur.

Savez-vous qu’à ce jour, une grande majorité de ce que nous mangeons dépend de l’importation ? Non pas que nous ne puissions pas nous subvenir à nous-mêmes, mais simplement par ce que cette économie est encouragée et banalisée depuis longtemps. Que se passerait-il si demain, nos plus gros fournisseurs décidaient de nous couper les vives ? La crise nous pendrait au nez. Le problème étant qu’une grande partie des ressources locales ont a ce jour été boudée au profit de l’importation. Le pays n’est pas préparé à vivre une telle situation. Le manque de nourriture est le plus grand fléau qui soit. Depuis des années, les grands problèmes français n’ont jamais amené une mobilisation générale de la population. En revanche, le jour où nos ventres « crieront famine », nous risquons de voir du monde dans les rues.

Encourager le local c’est retrouver l’autonomie alimentaire nécessaire à la survie sociale et économique d’un pays.

 

Un environnement protégé

Recourir automatiquement à des productions extérieures grossi notre dette environnementale. J’entends qu’il soit difficile de s’en rendre compte, surtout lorsqu’elle est à ce point minimisée. Pourtant, il faut se rendre à l’évidence : chaque jour, nous puisons un peu plus dans nos réserves. Chaque jour, l’emprunte que nous laissons sur notre planète s’aggrave. Recourir au local ne résoudra pas tous ces problèmes, mais il en atténuera à coup sûr les conséquences.

 

  • Importation et pollution

Manger ce qui n’est pas produit à côté de chez soi implique le déplacement de ces dits « produits ». Avions ou encore camions sont autant de transports polluants alors que nous pourrions trouver la même chose à 30km de chez soi ou tout simplement s’en passer. Parfois, il suffit juste d’attendre 1 ou 2 mois pour profiter des fraises de notre voisin producteur au lieu de manger celles ayant parcouru 500km. Privilégier le local c’est aussi moins se rendre dans les grandes surfaces et ainsi éviter d’être tenté. On en vient même à oublier qu’on peut manger des tomates en hiver (si, si je vous assure). En augmentant nos demandes locales, il y a de fortes chances de réduire les approvisionnements extérieurs et ainsi baisser notre dette environnementale.

 

  • Production de masse et monoculture : le désastre écologique

Ce que nous trouvons souvent sur les grandes étales de supermarchés requiert des techniques de productions extrêmement polluantes et consommatrices de matières premières. Les élevages intensifs, par exemple, demandent des quantités d’eau importantes uniquement pour produire les céréales qui serviront à nourrir les bêtes. Ces monocultures polluent et assèchent les nappes phréatiques, participent à la déforestation, contaminent l’air et appauvrissent les sols. L’émission de CO2 de cette forme d’élevages a été reconnue comme plus importante que celle de nos réseaux routiers.

Concrètement, les techniques agricoles de monoculture exploitent la terre. C’est bien pour cela qu’aujourd’hui nous parlons d’exploitants agricoles et rarement de paysans. Ces méthodes se sont éloignées du fonctionnement même de la nature, engageant une destruction de la faune et de la flore nécessaires à notre vie sur terre.  Lorsque vous décidez de consommer local, vous participer à des petites productions qui ont un impact bien moindre sur les terres.

Les raisons de manger plus souvent local naissent de constats fait par les plus grands écologistes de notre époque. Ce sont aussi des arguments partagés par de nombreux citoyens qui s’engagent de plus en plus dans cette voie, soucieux de protéger la planète, de se nourrir sainement, de donner un sens à leur consommation ou tout simplement, offrir un plus bel avenir à leurs enfants.

 

Et vous, pourquoi allez-vous manger plus souvent local ?

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